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Episode 2 : Février, chez Villa Minna

Episode 2 : Février, chez Villa Minna

L’une des premières opérations cruciales dans la vigne, c’est la taille. Comme le dit Meryl, et beaucoup de vignerons "c’est en amont que se fait le vin » !

Chez Villa Minna Vineyard, c'est principalement Emil qui s'en occupe, et ça se passe en février. Après avoir épousé Tytti (prononcé Tutti), la fille ainée  de Jean-Paul et Minna, il a tout quitté y compris son pays, la Suède, pour venir rejoindre le domaine familial en 2013. Emil apprend depuis le métier de vigneron auprès de Jean-Paul et il est également en charge du développement commercial à l’export. Passionné par son métier, il s’est complétement fait à sa nouvelle vie et a depuis aussi appris à parler français, à aimer le fromage et le foie gras et surtout le goût des bons vins !

Villa Minna Vineyard pratique deux types de taille, même si il en existe d'autres. La quasi totalité des vignes est taillée en cordon de Royat, seul le Mourvèdre étant taillé en gobelet, une technique typique de la Provence, notamment à Bandol, Châteauneuf du Pape ou Cassis.



Le Mourvèdre est de ce fait le plus fatiguant à tailler, les pieds étant maintenu exprès, de par le mode de taille, au ras du sol. C’est un cépage dont on dit qu’il doit « voir la mer », mais Jean Paul se plait à faire remarquer qu’il y avait la mer ici il y a 300 millions d’année. Pour preuve, les fossiles qu’il a ramassés sur le domaine et que l’on peut voir dans le caveau.


Pour limiter le rendement et garder une belle concentration, le domaine pratique une taille courte, en ne gardant que 2 bourgeons. Le Mourvèdre est la première parcelle à être taillée, et la Syrah est la dernière.
Emil nous explique qu’il vaut mieux tailler les vignes un peu tard, quand elles commencent à « pleurer », c’est à dire que la première sève (qui est en fait de l’eau) monte et sort quand on coupe. On évite ainsi les contaminations d’un pied à l’autre en cas de maladie.Comme le dit un vieux dicton :  « taille tôt, taille tard, rien ne vaut la taille de mars ».

Emil nous montre comment attacher le sarment lorsqu’il est assez grand, pour lui faire prendre la forme en cordon. On peut remarquer que le goutte à goutte est placé en hauteur, pour laisser passer les machines permettant le désherbage mécanique. Ici, pas de désherbant chimique, on est tout en bio depuis toujours, même si le label n’a été demandé qu’il y a quelques années.
« En Provence on a le soleil, on a le mistral, on n'a pas de mérite à faire du bio » nous dit Emil.



Il lui aura fallu en tout 50 journées de 7 heures de travail pour tailler l’intégralité du domaine, presque tout seul.

Après la taille, le travail n’est pas terminé. Il va broyer les sarments à l’aide d’une machine qui passe dans les vignes. C’est pour ça que lorsqu’on taille, on les dépose perpendiculairement aux rangées de vignes, pour que le broyeur les avale facilement.
Comme le sol sera ensuite labouré, les morceaux broyés enrichiront le sol en matière organique, ce qui évite l’ajout d’azote, qui risquerait qu’elles produisent trop et donc du raisin de moins bonne qualité.  Ici, on considère que la vigne doit se suffire à elle même et on ne fait donc aucun amendement, même si le sol est très pauvre. Philosophie bio toujours !


Une fois le travail de la taille terminé, on attend le débourrement avec l’apparition des premières feuilles. Emil et Meryl en profitent donc pour s’atteler à l’encapsulage et à la mise en carton des bouteilles…. A suivre dans notre prochain épisode !

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