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Episode 6 : Septembre chez Villa Minna

Episode 6 : Septembre chez Villa Minna

Si il y a bien un moment de la vie d’un vignoble que tout le monde connaît, c’est celui des vendanges ! Je ne pouvais pas rater ça, et malgré tout ce qu’il y avait encore à faire pour préparer notre Foire aux Vins, je suis donc allée faire un tour au milieu des vignes pour vous raconter comment ça se passe chez Villa Minna Vineyard.



La première chose à dire, c’est que l’efficacité est de mise ! D’autant plus avec une petite équipe de seulement 6 personnes (dont 4 stagiaires) avec Emil et Jean-Paul qui vendangent aussi entre deux ramassage de caisses. C’est aussi toute une chorégraphie, avec les uns qui commencent en début de rangée et les autres en fin, des grappes qui transitent dans des seaux pour être vidées dans des caisses qui sont elles mêmes chargées sur le tracteur. S'ensuit un vrai ballet de caisses pleines à charger pour la cave de vinification et de caisses vides à distribuer dans les vignes !


La parcelle du jour: la syrah. C’est la première pour les rouges, les blancs ayant été vendangés la semaine précédente, en 4 jours: Le vermentino, la marsanne, la roussane et le vermentino.
Oui oui, il y a bien deux fois le vermentino, car ici on connaît bien les parcelles, et on les a divisées en aires: entre l’aire A et les aires B et C, on n’a pas la même maturité ! Le Vermentino A est sur la partie la plus haute de la parcelle, avec des sols pauvres où ne poussent que du thym et du romarin, ainsi que des pierres. Il est plus mûr, plus riche. Les aires B et C donnent un raisin avec plus d’acidité et de fraîcheur. Ces différences permettent à Jean-Paul d’avoir plus de diversité lors des assemblages. Il parle de son vermentino blanc avec admiration, de ses belles grappes rosées, magnifiques.

Mais revenons à notre syrah ! L’inquiétude du jour, comme souvent en période de vendanges, c’est le temps ! De la pluie est prévue pour le lendemain, et Jean Paul aimerait finir de rentrer la syrah avant, ce qui veut dire terminer en 2 jours ce qui en prend généralement 3 ! Jean-Paul précise que la syrah n’est pas la vigne la plus facile à vendanger, car elle est très feuillue, contrairement notamment à la Roussanne par exemple. Selon l’endroit de la parcelle, les plantes sont plus ou moins chargées en fruits. Mais surtout, c’est un cépage fragile qui risque de s’abimer à ce stade, car la peau est fine et les grappes enchevêtrées. Il ne veut donc pas risquer la pluie, d’autant que tout est très sain à ce jour, sans aucune trace de pourriture. C’est souvent le cas pour leur raisin car Jean Paul choisit généralement de vendanger au moment le plus opportun, et c’est encore le cas cette année : « Nous aurons de la fraîcheur ».


Alors comment savoir quand vendanger ? Pour Jean-Paul, c’est en observant les vignes, en écrasant les pépins, en goûtant les baies, en faisant quelques analyses sanitaires… mais c’est surtout l’expérience et le feeling !
C’est aussi une question de philosophie: depuis quelques années, Villa Minna cherche à produire des vins moins solaires. 2006 et 2007 ont été des années très riches en alcool, et c’est le profil d’un rouge comme le 2008 que Jean-Paul veut maintenant privilégier.
Il n’y a que pour le mourvèdre qu’il vaut mieux attendre les pluies. Ce cépage qui demande à voir la mer, déteste la sécheresse et souffre particulièrement de stress hydrique cette année.



C’est d’ailleurs vers la cave que l’on se dirige maintenant, avec le tracteur plein de caisses remplies elles aussi.
Les caisses sont vidées dans le fouloir /egrappoir, qui sépare les baies de la rafle et écrase les baies. Minna intervient rapidement pour ajouter quelques millilitres de souffre lors de l’opération, afin d’éviter l’oxydation, car le raisin est fragilisé par le passage dans la machine. (C’est d’ailleurs le seul moment, avec la mise en bouteille, où l’on souffre les vins à VILLA MINNA.) Les grains de raisin et le jus sont ensuite transportés par un gros tuyau jusqu’à la cuve.


Emil compte les caisses au passage, pour avoir une première petite idée des quantités.
On vinifie cépage par cépage dans différentes cuves.
Il y a moins de travail en cave pour les rouges à ce stade car ils ne passent que par le fouloir/egrappoir. Les blancs vont au pressoir directement ce qui ajoute quelques heures de travail en fin de journée. Et quand on a déjà fait 2 sessions de 3h (de 7h à 13h) en plein soleil, avec une seule micropause de 10 minutes, ces heures en plus ne sont pas négligeables !

La vinification des blancs se répartit entre 11 barriques et plusieurs cuves. Il y a également une cuve de bourbes par cépage, récupérées après le débourbage de 24h  (les bourbes qui contiennent beaucoup de matière peuvent servir de « pied de cuve « , c’est à dire d’activateur de fermentation dans le cas où cela s’avérerait nécessaire, ce qui peut arriver lorsque l’on vinifie avec les levures indigènes comme c’est le cas à VILLA MINNA).


Avant de partir, je pose quelques questions en avant-première pour ma prochaine visite: ce sera le moment du pressurage du rouge ! D’ici là, l’équipe va continuer à vendanger. Le cabernet est la prochaine parcelle sur la liste, et le mourvèdre sera fait en dernier tout en continuant les travaux de vinification avec des remontages journaliers, 7 jours sur 7, durant quelques trois semaines et plus, avant le pressurage.
Y a du boulot !
Dernier petit détour avant de les laisser tranquille,: je veux jeter un oeil à la parcelle de mourvèdre, parce que je suis curieuse de voir ce que donne la taille en gobelet maintenant que la vigne a repoussé. Verdict: C'est joli, non ?

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